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America so beautiful
Film américain de Babak Shokrian
Avec
Mansour, Alan Desatti, Diane Gaidry, Atossa Leoni
Sortie le 30-04-2003
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Par Henri Lanoë
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Durée:
1h35
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America, America…(bis)
Ce film est intéressant,
dans l’actuel contexte guerrier, car il dépeint le sort des émigrants
iraniens aux Etats-Unis à la fin des années 70, au plus
fort de la tension entre les deux pays consécutive à la
prise d’otages américains par les étudiants de Téhéran.
Remarquons que l’Iran d’aujourd’hui a autant de mal à choisir son
ennemi puisqu’il a déjà livré une guerre longue et
meurtrière contre l’Irak (soutenu à l’époque par
les occidentaux) et que ses relations avec les U.S.A. restent mauvaises
puisqu’il fait également partie de l’Axe du Mal. Pas de chance !
Cela n’empêche pas une forte émigration, essentiellement
vers la Californie et Los Angeles, surnommée parfois " Irangeles ".
Le Rêve Américain continue de séduire une population
impatiente de partager les mirages d’une société imaginée
comme consumériste et festive.
Babak Shokrian,
réalisateur de America so Beautiful, connaît son sujet
puisqu’il décrit sa propre expérience et les difficultés
des jeunes déracinés subissant la xénophobie ambiante
et obligés de se faire passer pour des Italiens afin d’amadouer
les cerbères des night-clubs plutôt mal disposés (déjà !)
à l’égard des Iraniens. Si l’ambition du héros du
film était de devenir boulanger, sculpteur ou dentiste, je compatirais
davantage à ses difficultés, mais ses problèmes mafieux
de financement pour ouvrir une boîte disco me laissent, je l’avoue,
assez indifférent. La réalisation, tendance clip et paillettes,
est d’un standard U.S. classique (preuve que l’intégration est,
finalement, réussie). C’est absurde, mais on peut toujours tenter
d’imaginer les films qu’aurait fait Babak s’il était resté
dans son pays.
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> Lire également La critique de L. Becdelièvre
> Notes de la rédaction | H. Lanoë |
 | | L. Becdelièvre |
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